Brèves nouvelles de la Réunion...
Depuis le week end dernier, il s'est quand même passé pas mal de choses... Lundi soir, j'ai appris que le piton s'était réveillé et j'ai filé en voiture vers le Sud de l'île, puisque j'ai appris qu'une coulée s'apprêtait à traverser la route du coté du Tremblet (un bled proche de St Philippe), laissant Delphes avec sa petite famille arrivée le jour même. Lorsque je suis arrivé sur les lieux, deux coulées avaient déjà traversé la route, et se dirigeaient lentement vers la mer. Deux coulées sombres, d'aspect rocheux, caillasseux, se fendant par moment pour laisser échapper de la lave plus profonde et plus molle, rouge. Ces coulée aussi épaisses que larges étaient surplombées par des coulées de lave en fusion, pas tout à fait liquide, évoluant lentement, accélérant par moment dans des mouvement ressemblant à une coulée de miel, par paquets semi-fluides. Beaucoup de bruits d'explosions rythmaient le spectaculaire évènement : la forte chaleur de la coulée se rapprochant des arbres, ceux-ci explosaient comme du bois sec ou s'enflammaient en une seconde comme des allumettes : la lave était en train d'anéantir la forêt (cette cote est sur la face tropicale humide de l'île, à la végétation abondante et luxuriante). J'avais entre temps retrouvé Katell, qui m'avait informé à temps du retour à la vie du Piton. La lumière du jour décroissant laissait place à celle surréaliste, rouge (rose d'abord, pastel, à cause de la fine pluie...), de l'incendie de forêt éclairé par des coulées de lave de plus en plus liquides et abondantes... La chaleur produite par ces masses incandescentes commençait à se faire sentir à une distance de 500 mètres, la nuit était maintenant là, comme une nuit de pleine lune, lune rouge... Un rendez vous au restau m'a fait quitter les lieux vers 19h, la lave tardant à atteindre la mer.
Le lendemain devait être rythmé par une baignade, un passage sur Internet (pour poser quelques photos sur ce blog, et taper mon article de fin de périple malgache), et la traversée de l'île, direction Ste Rose, pour y amener les bagages de la famille de Delphes, via la route des plaines (celle du sud étant à présent barrée !!). Après un dîner sympa (qui devait par la suite me réveiller des souffrances intestinales, d'origines malgaches, sénégalaises, égyptiennes, Laotiennes (..?)), on se rendait sur les lieux de l'évènement du moment : l'éruption volcanique. Ce qui allait me donner l'occasion d'admirer le spectacle depuis un autre point de vue : l'autre coté, au Nord. Beaucoup de spectateurs au rendez-vous, la gendarmerie omniprésente, et 5km de marche entre les barrières interdisant l'accès aux véhicules, et les barrières marquant l'extrême limite de l'accès aux piétons. Je réalise maintenant à quel point j'ai été chanceux de me pointer là ces jours-là, car les accès ont ensuite été limités à cause des émanations toxiques abondantes et de la dangerosité grandissante du phénomène. La vue de l'erution depuis le Nord offrait un spectacle bien différent mais tout autant impressionnant : pas de coulées, car elles passaient de l'autre coté d'une petite crête rocheuse, mais une belle vue sur la fissure eruptive, avec son geser de lave liquide de 20 mètres de haut, 300 mètres au dessus de nous ! En contrebas, la rencontre du magma en fusion et de l'océan, produisant une abondante fumée rouge (éclairée par la coulée), qu'on annonçait toxique (chlore). Une importante langue plane faisait déjà gagner du terrain à l'île sur l'océan. Les spectateurs, silencieux, fascinés, regardaient vers le haut, les yeux grands ouverts, la bouche aussi. On restait là, muet, absorbé comme on l'est face à un feu de camp, dans une nuit silencieuse. Sur le trajet, on croisait quand même quelques crétins écoutant le dernier tube R'N'B, leur portable hurlant à la main, faisant saturer de manière très désagréable les écouteurs de leur mobile-à-tout-faire...
Mercredi matin, après une alerte du même type la veille au soir, j'étais réveillé par une vive douleur au cadre colique (le ventre), accompagnée d'une crise diarrhéique proche de symptômes du choléra, éreintante, alors que j'étais sous médocs depuis déjà 5 jours (dernier épisode de Mada). Je décidai d'arrêter de me regarder perdre du poids, et pris le volant, direction l'hôpital de St Denis ! Mal m'en a pris : 4 heures sur un brancard des urgences, passage obligé pour rencontrer quelqu'un qui s'y connaisse dans le servie concerné par les maladies tropicales... Une prise de sang, une perfusion avec eau, chlorure de sodium, spasfon, et la compagnie de deux vieux créoles qui partageaient mon box... Vive l'hosto. J'ai entre temps obtenu un bocal où j'étais sensé faire popo pour les biologistes du CHU. Mais voilà : je m'étais justement intégralement vidé le matin même... Bref. J'aurais pu rester là deux jours. J'ai donc décidé d'enlever ces perf, de signaler à l'interne que je m'en allais, lui demandant de me donner une ordonnance pour analyse coprologique. Un passage par Ste Suzanne pour me faire payer du boulot du mois de janvier, et je retournais à Ste Rose, me reposer, et rejoindre Delphes et les siens. Du riz au menu du soir, et le lendemain il fallait déposer tout ce petit monde au Port (nord de l'île), où ils devaient prendre un bateau en direction de l'île Maurice. Un passage par St Gilles pour rendre la deuxième voiture de location, et je ramenais Delphes au Port, à son tour. L'après midi, je pouvais aller voir un médecin de ville, formé en maladies tropicales, que m'avait recommandé le prof de parapente. Il semble que je corresponde à un tableau de voyageur assez commun, traînant les séquelles de probables amibiases africaines. Bref. La case d'Emilie allait devenir mon logis pour les jours suivants.
Entre temps s'était organisé le projet de faire le tour de l'île en voilier, afin de voir le volcan depuis la mer, avec Emilie, deux potes à elle, et Jean Pierre, retraité sympa pratiquant la voile et emmenant des équipiers comme nous à l'occasion. Départ samedi matin. Tout s'annonçait bien : on partait vers l'Est, ce qui permettait d'éviter la fumée oppressante (toxique) qui avait gagné la majeure partie de l'île, et surtout le Sud et l'Ouest. Seulement voilà : j'étais encore dérangé par mon colon, bien douloureux ce matin là, ce qui ne doit pas être pour rien dans le mal de mer infernal dont j'allais être victime quatre heures durant !! A demi mort accroché à quelque barre à l'arrière du voilier, me contractant toutes les 10 minutes dans de grands spasmes râlant, tentant de vomir ce qui pouvait rester dans mes viscères, j'ai fini par faire pitié à l'équipage qui décida généreusement de faire demi tour... Le calvaire prenait fin tandis que nous rentrions dans le port de plaisance du Port, les vagues cessant de faire ballotter la coque... Je reprenais mes esprits, les autres décidaient de repartir le lendemain matin, pour l'Ouest (tant pis pour le volcan), et mon aventure maritime à la Réunion avortait là ! Pas fâché de remettre le pied sur la terre ferme, forcément. Et un peu plus fatigué, toujours centré sur des problèmes digestifs !!
Le lendemain, c'était Paques, baignade, rencontre avec deux anciennes copines de promo à St Leu, passage chez Méla et Thomas, pour les voir et admirer leur beau bébé, et retour chez Emilie pour dessiner un peu... Aujourd'hui, programme proche : baignade à St Leu ce matin (où j’ai encore découvert de nouvelles variétés de magnifiques poissons, abondants, et de beaux massifs coralliens...), et retour ici pour mettre à jour ce blog et dessiner un peu... Delphes revient avec sa famille jeudi, repos et dessin, entrecoupés de plongée, d'ici-là !!
salut tout le monde...
...je profite de ce temps libre pour réfléchir au futur de notre pays, et éventuellement de savoir pour qui je vais voter dans deux semaines, afin que la vermine Sarkosyste ne soit bientôt plus qu'un mauvais souvenir... si vous avez quelque conseil....
Tout est dans l'article précédent : le retour, l'actualité ici....
je précise que j'ai téléchargé pas mal de photos aujourd'hui sur le blog, mais pas eu le teps de terminer, ça prend un temps fou !
j'y reviendrai dans quelques jours...
bises à toutes et tous. je rappelle que je rentre le 21 avril au bercail. Passage en normandie dans la semaine suivante, reste à définir !
Oyez, oyez.
Voici enfin venu ma dernière mise à jour pour ce voyage à Madagascar... un peu tardive : on est revenu à la réunion il y a 4 jours... Déjà eu le temps d'aller plonger au tuba pour voir les beaux fonds du coin, d'admirer les coulées de lave en fusion du piton qui est à nouveau en activité (spectacle splendide... photo dans la rubrique "retour à la réunion"), de fêter mon anniversaire avec Dami Katelle et Delphes, tranquillement ce dimanche), de recevoir la famille de Delphes qui passe ses vacances dans le coin...
Revenons à nos moutons. Je constate que la dernière mise à jour date d'un passage à Fianar. Le lendemain, après 2 heures d'attente devant des rabatteurs peu efficaces qui peinaient à remplir notre camionnette, nous partons en taxi brousse pour Ambositra, trois heures de route théoriques plus au nord sur la RN7, sur la route de Tana. Le trajet parait finalement interminable, avec multiples arrêts, notamment dans l'immanquable "hotely" (les gargotes de bord de route) où tout taxi brousse se doit de faire halte vers midi, même à 20 bornes de l'arrivée... Cet hotely nous sert au passage le plus lamentable qu'on ait eu à Mada (poulet peu cuit avec riz sec et gras de cuisson du poulet). Le Nissan atteint la gare routière d'Ambositra (prononcer "Ambouchtr") en fin d'après midi. Jolie petite ville, où on se promène tranquillement, "mora-mora", après avoir laissé nos fardeaux dans un hôtel. Belles maisons de brique, dans un style typique du coin, mixant l'architecture traditionnelle et l'influence française, avec de jolis balcons en bois travaillé et coloré, des grands toits pentus en tuile ronde (faites comme les murs avec la terre particulièrement rouge du coin). Echoppes et gargotes partout, pousse-pousse nombreux et sympathiques, belle lumière de fin de journée ensoleillée... On rencontre Fredier, un guide qui nous propose les tours classiques du coin, pour le lendemain. Réflexion cornélienne : allons nous traîner un peu à Ambositra, visiter les villages du coin, réputés pour leur artisans zélés (on est dans LA région de l'artisanat malagasy), et ces manifestes magnifiques paysages mêlant grandes rizières étagées, terre rouge, villages de maisons ocres, ou bien devons-nous filer le surlendemain pour Tana, afin d'avoir le temps de visiter le parc d'Andasibe, dans l'est, où vivent les plus grands lémuriens (Indris) et de nombreuses autres espèces, dans un climat tropical humide ??.. Il serait frustrant, si l'occasion de revenir à Mada ne venait pas à se présenter dans les prochaines années, de ne pas être allé se balader dans l'est... On tranche : une seule journée pleine à Ambositra, histoire de visiter ces artisans réputés.
Comme prévu, on retrouve notre guide (ou plutôt son frère, car des troubles intestinaux semblent avoir abattu ledit guide !) vers 8heures. Zou, direction un atelier de sculpture. Ces visites me rebutent en général, puisque j'y éprouve parfois la fade impression d'être un vulgaire touriste tenu en laisse, mais c'est aussi le seul moyen d'apprécier réellement quel travail représente un pièce habituellement achetée finie en magasin, comme c'est le seul moyen d'acheter ses souvenirs directement chez le producteur, sans engraisser un quelque commerçant. La visite est intéressante. Les statuettes, pour la plupart, représentent de longues figures humaines, en général présentées en couples, très longilignes (un peu à la Modigliani), en ébène. D'autres sont en bois de rose, d'autres en palissandre, le style est résolument africain, le travail est fin et rapide. Visite d'un deuxième atelier, puis visite chez une femme qui tisse des écharpes en soie sauvage, typiques des Sakhalavas (ethnie locale), colorées avec des essences naturelles (oecaliptus, bois de rose, gingembre...). Evidemment, on craque... Le sac se remplit à vue d'oeil, la déco de ma chambre va encore de densifier un peu ! Déjeuner dans un hotely, meilleur que la veille, et balade en campagne, photos par centaines, les couleurs sont magnifiques, là encore... La journée se termine, bien remplie, bien onéreuse... Crevés, on se couche, préparés au départ du lendemain matin -8h- pour Tana. Ca commence à sentir la fin, même si cette fois-ci on ne fait que passer par Tana, l'avion est pour quelques jours après.
On arrive à Tana en début d'après midi, encore une fois soulés par la musique lancinante diffusée dans le taxi brousse, qui perd de son charme après le quatrième "reverse" automatique de la cassette... Taxi 2CV flambant neuf, qui nous amène chez Laurence, soeur de notre pote Dally de Morondava. On finit par se débrouiller seuls pour trouver l'adresse, le chauffeur gentil mais têtu n'y parvenant pas après 45 minutes de recherche dans la même rue. On peut enfin laisser nos sacs, soulager nos vessies, avant de partir nous balader et nous restaurer dans le centre de Tana. Balade, photos, glacier, on profite des attraits de la capitale, subissant son défaut (notamment par un peu d'asthme immédiat au contact de la lourde pollution atmosphérique). Dîner, retour en taxi (4L, le chauffeur doit s'arrêter une fois, ouvrir le capot, et aspirer dans une durite pour pouvoir faire redémarrer le moteur), dodo.
Nouveau départ en taxi brousse, le matin, après un petit trajet en taxi épique (4L cahotante) : vieux chauffeur cyphosé au nez cassé, petite casquette, dur d'apparence, qui manie sa bagnole de manière improbable, redémarrant le moteur comme par magie en tripottant des fils en pleine course, avant que le moteur s'arrête en pleine monté. Le vieux boxeur sort de la voiture, tentant de la pousser, elle recule, je dois enfoncer mon pied dans la pédale du frein pour qu'il ne soit pas emporté dans un mouvement incontrôlé du véhicule ; il fait signe à un gamin dans la rue, qui vient pousser la voiture -sans un signe de remerciement- jusqu'à la fin de la monté. J'interroge : "démarreur ?"... "-non, panne d'essence !" répond finalement souriant le vieux. La voiture descend silencieusement une grande pente qui mène à une grande gare de taxi brousse, dont nous étions miraculeusement proches. Ouf, mission accomplie, on arrive. Le chauffeur prend un air satisfait, des badauds l'aident à pousser la voiture vers la station essence proche. Un tas de rabatteurs nous assaillit, on choisit une camionnette qui nous mènera à Moramanga, ville intermédiaire vers le village et le parc d'Andasibe. Beau trajet, un des derniers -on commence à faire un calcul approximatif des heures passées dans les transports pendant notre voyage- qui nous mène finalement à une zone plus boisée, avec moins de rizières, croisant de nombreux camions (vieux Mercedes 911 au style un peu "coccinelle", avec de grandes ailes arrondies) qui enfument la route. Petite halte à Moramanga, le temps que le camion blanc se rendant à Andasibe se remplisse. Il finit sur rempli, on peut décoller. Le trajet est relativement long, au regard des 39km à parcourir; ponctués de deux longues pannes. Le vieux Renault finit par pénétrer une dense foret (on constate sur les bas coté quelques dégâts de la tempête tropicale passée une semaine plus tôt, arbres arrachés, glissements de terrain), et achève sa course un peu pénible devant la vieille gare d'Andasibe (le train partant de Tana ne fonctionne plus). On descend, gagne un petit hôtel dans le village, et on repart sur la route, à pied, en direction de l'entrée du parc, pour organiser nos visites du lendemain. Un jeune guide qu'on croise sur la route s'attache à nous (l'image est gentille), nommé Fidyssin. Le parc est fermé, il est déjà 16 heures. Retour au village, on ne pourra pas faire la rando prévue de 2 jours, un des deux parcs étant fermé depuis une semaine à cause des dégâts du cyclone. Balade dans ce petit village sympa, rythmée par les habituels "bonjour Vazaha !" des gosses, puis dîner dans le buffet de l'ancienne gare. Dodo.
Lever tardif (ça fait pot de mal...), et on se rend au parc, réserve des fameux Indris. Les Indris sont de grands lémuriens, mesurant jusqu'à 90cm de haut, vivant souvent plus de 40 ans... Noir et blanc, d'un beau pelage abondant, sans queue (d'où un saut plus vertical quand ils bondissent d'un arbre à un autre), ils sont en voie de disparition, puisqu'on a fait disparaître leur habitat... On se lance dans le grand parcours (3 au menu, le notre est comiquement nommé "parcours aventure" !), accompagnés par Roger, un jeune guide au regard affûté. Chanceux, malgré l'heure relativement tardive (fin de matinée), on trouve 3 variétés différentes de lémuriens... dont un beau couple d'Indris ! Ceux-là, habitués aux visiteurs, sont assez peu farouches, et on a l'occasion de les voir d'assez près, longuement, et de prendre pas mal de photos sympas. La promenade est agréable, ponctuée des quelques découvertes coté faune, et coté flore... On rentre dans l'après midi, passe un peu de temps dans le village, et repart pour une visite, nocturne cette fois, à la tombée de la nuit, avec le fameux Fidyssin. Déambulant au bord de la route, armés de torches électriques, on a l'occasion de débusquer quelques petits lémuriens nocturnes, repérables, comme les chats, au reflet de leurs yeux éclairés par nos lampes. On découvre aussi quelques caméléons nocturnes, d'une variété non encore vue en ce qui nous concerne : les plus petits du monde, de l'ordre de 3 cm (cf. photos) !! Retour à l'hôtel, dîner, dodo.
On s'accorde une deuxième journée dans le village reposant d’Andasibe, décidé à aller faire une nouvelle visite du parc, plus courte mais plus matinale... On décolle tôt, trop tôt : le temps n'est pas terrible ce jour là, il faut attendre que le soleil chauffe un peu, pour que les animaux s'activent. Poirottage 1h30, on débusque quelques caméléons entre temps, aidés par Fidyssin. Visite vers 8h30. Celle là nous fait voir un autre couple d'Indris, photographiés par deux vieux photographes d'Europe du nord, assez loufoques. Puis une autre variété, les "lémuriens bambou", petits et marrons, à queue panachée. Le guide part en recherche d'un boa, animal qu'on n'a pas encore pu voir. On finit par y parvenir : beau boa, pas très gros (6-7 cm de diamètre), noir bleuté, petits yeux ronds noir pas menaçants. Les serpents de Mada ne sont pas dangereux, à ce qu'on dit. J'essaie donc de l'attraper, sans remarquer qu'il était à proximité d'un trou dans lequel il parvient finalement filer. Pas assez rapide, je ne l'ai pas saisi suffisamment fermement... Frustrations ! La petite visite terminée, retour au village, via un parc d'orchidées, où on ne peut en observer que 3 variétés, toutes les autres ayant été abîmées par les inondations du cyclone. Les sacs faits, on monte dans un taxi-brousse, en direction de Moramonga, où on a décidé de passer la nuit. Moramonga est une ville de taille moyenne, dotée d'un musée de la gendarmerie assez curieux, et d'un très grand marché étonnant, animée le soir (restau et bières dans un des nombreux "épi-bars" du bled. Je choppe au passage mon dernier parasite dérangeant en mangeant un steak de zébu pas assez cuit.
Le lendemain, grand jour : on retourne définitivement à Tana. Au programme : emplettes, photos, balades. Deux nuits à passer : une chez Flaurence, une à l'hôtel. Hôtel bien sympa, agréable, idéalement placé en haut d'un haut escalier garni de nombreux vendeurs, aboutissant au marché couvert du centre, très typique et animé ! Première soirée arrosée, avec des français expatriés, de type habituel (40-50 ans, célibataire avec copine locale beaucoup plus jeunes), mais assez drôles et sympas pour une fois. On rigole bien, et retour chez Flaurence en taxi. Le dernier jour -entier- est bien rempli, boutiques, marchés, et j'en profite pour faire les frais d'un pickpocket, et me faire faucher mon portable. Un peu de stress : il faut trouver un cyber, afin de trouver un moyen de bloquer ma carte SIM française, car d'éventuels coups de fil par des malgaches sur ce téléphone risquent de me coûter cher... Merci Jimmy, avec qui je parviens à tchater et qui appelle sfr pour moi. Ouf. Nuit à l'hôtel (où on croise quelques couples mixtes typiques toujours aussi dérangeants pour nous...), et nous voilà arrivés au jour du départ ! Dernière virée dans un marché, marchandages difficiles et peu productifs (ceux là ne manquent pas de clients, et ne s'abaissent pas à vendre quoi que ce soit à un vazaha à un tarif local !). Il est l'heure. On déjeune, et on dépense nos derniers deniers pour payer un taxi pour l'aéroport, et le dernier petit billet pour acheter un savon. C'est la fin !
Au fait... Epilogue... Air Madagascar est une bien vilaine compagnie, qui comme d'autres abuse de la confiance de ses clients... Ce vol réunion-mada est hors de prix. Malgré cela, on est traités comme un vulgaire marchandise, qu'on n'hésite pas à rediriger vers d'autres vols de dernière minute, rallongeant de 4 heures un vol initialement d'une durée 1h30... Ce retour en avion fut donc bien fatigant... Mais nous voilà vivants à la réunion, j'achève mon dernier traitement antibiotique (consécutif à ma dernière gastro de Mada, trop résistante aux traitements doux !), et Delphes est avec sa famille qu'on a accueillie hier. Je les accompagne de temps en temps, transporte leurs bagages. Ils partent pour l'île Maurice dans trois jours, moi je reste ici pour dessiner.
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